Directrices

Michèle Moreau
Directrice générale

Me Michèle Moreau est originaire de Hauterive sur la Côte-Nord au Québec. Elle est avocate depuis 1990, après des études en droit à l’Université de Montréal. Elle s’est spécialisée en droit du travail et a acquis une solide expérience comme administratrice en s’impliquant auprès de multiples organisations juridiques : l’Association du Jeune Barreau de Montréal, le Barreau de Montréal, le Barreau du Québec, l’Association du Barreau Canadien, l’Association des diplômés en droit de l’Université de Montréal.

Au fil des ans, Me Moreau a milité activement pour la justice sociale et l’accès à la justice. Me Moreau a été directrice-fondatrice de Pro Bono Québec et du Centre de justice de proximité du Grand Montréal. En mai 2011, elle a reçu un Mérite pour sa contribution exceptionnelle au Barreau de Montréal. Avant de se joindre à l’équipe de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, elle était directrice générale de l’Institut canadien d’administration de la justice. Elle occupe présentement la deuxième vice-présidence de l’Association du Barreau canadien.

 

Chantale Courcy
Directrice des opérations

Chantale Courcy est née à Montréal, au Québec. Après avoir terminé ses études en psychologie à l’Université d’Ottawa, elle a entamé sa carrière dans la fonction publique fédérale à titre de conseillère en ressources humaines à Ottawa. Son travail acharné et le destin ont fait en sorte que sa carrière a pris des détours intéressants. Pendant plus de dix ans, Chantale a occupé un poste de gestionnaire hiérarchique à Agriculture et Agroalimentaire Canada. Elle a alors été chargée à divers moments de renforcer la capacité dans des communautés rurales et éloignées, de gérer et de développer des programmes de subventions et de contributions, d’agir à titre d’agente de liaison ministérielle au sein du Cabinet du ministre et de gérer l’Agence canadienne du pari mutuel, qui est responsable de la réglementation des activités de pari mutuel sur les courses de chevaux partout au Canada. Elle a ensuite déménagé à Vancouver, où elle a occupé un poste de directrice régionale au sein de la Commission de la fonction publique et de l’École de la fonction publique du Canada avant de se joindre à l’Enquête nationale en tant que directrice des opérations.

Pendant sa carrière, Chantale a appris d’abord et avant tout à valoriser les gens, la diversité, le travail d’équipe et établir des relations avec les collectivités et les intervenants. Elle a pu constater de ses propres yeux les avantages qui découlent de la promotion de l’innovation, du leadership, du bien-être et des résultats au sein de la fonction publique. Chantale connaît bien l’appareil gouvernemental et sera un atout qui aidera l’Enquête nationale à remplir son mandat. 

 

Susan Vella
Avocate principale

Susan Vella est l’avocate principale de la Commission pour l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Pendant plus de 25 années, Mme Vella a représenté des victimes de violence sexuelle et institutionnalisée dans le contexte de litiges civils à tous les paliers du système judiciaire, y compris la Cour suprême du Canada; elle a obtenu des arrêts de principe et des résultats marquants. Elle est reconnue comme une pionnière dans la défense des droits des survivants de violence et d’abus et la présentation de réclamations en leur nom. Elle a reçu la Médaille du Barreau du Haut-Canada et le Award of Justice (« prix de la justice ») de l’Advocates’ Society, en reconnaissance de son travail novateur.

Mme Vella a été l’une des premières avocates à représenter les Autochtones ayant subi des sévices sexuels infligés par des membres du clergé, dans le contexte des réserves et hors réserves. Elle a représenté des Autochtones, des Premières Nations et des organisations autochtones relativement à la violence sexuelle et physique envers des Autochtones. Elle a récemment obtenu une décision ajoutant deux écoles secondaires résidentielles (situées dans le nord-ouest de l’Ontario) à la liste des pensionnats indiens dont les anciens élèves pouvaient présenter une demande de règlement au titre du Processus d’évaluation indépendant (PEI).

Mme Vella a aussi été conseillère juridique auprès de la Commission d’enquête sur Ipperwash, laquelle s’est penchée sur les circonstances entourant le décès de Dudley George, blessé mortellement par balle par un membre de la Police provinciale de l’Ontario lors d’un conflit territorial. 

 

Aimée Craft
Directrice de la recherche

Aimée Craft arrive avec un bagage de recherches impressionnant. À titre de directrice de la recherche, elle dirigera une équipe pluridisciplinaire chargée d’aider la Commission pour l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées dans divers domaines de son mandat, y compris la reconnaissance des traditions juridiques autochtones.

Mme Craft a été directrice de la recherche au Centre national pour la vérité et la réconciliation et a été nommée au Bureau des conférenciers de la Commission des relations découlant des traités du Manitoba. Elle est une chercheuse de premier plan dans les domaines des perspectives autochtones sur les traités, du droit autochtone canadien, des lois autochtones sur l’eau et des effets des projets hydroélectriques sur les communautés autochtones dans le nord du Manitoba.

Mme Craft a travaillé au Public Interest Law Centre durant une dizaine d’années. Elle y a défendu de nombreux Autochtones dans des affaires relatives au territoire, aux ressources naturelles, aux droits de la personne, à l’obligation de consultation ainsi qu’aux mesures d’accommodement. Elle a aussi été présidente de la Section du droit des Autochtones de l’Association du Barreau canadien. En 2016, elle a été reconnue comme l’une des 25 avocats les plus influents du Canada.

 

Waneek Horn-Miller
Directrice des relations avec les communautés

Waneek Horn-Miller apporte énormément de contacts et de liens avec les communautés autochtones à la Commission. Elle dirigera une équipe de liaisons régionales à l’échelle du pays et sera chargée de mettre en contact la Commission pour l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées avec la communauté de base, notamment avec les familles des femmes et des filles disparues et assassinées, les victimes et leurs défenseurs, ainsi que les organisations autochtones nationales.

Ancienne athlète olympienne, Mme Horn-Miller est membre de la bande de Kahnawake, au Québec. Elle est connue pour être une fervente championne de la santé des Autochtones. Elle est également une personnalité médiatique, depuis qu’elle a été commentatrice sportive pour le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) lors des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Elle a d’abord fait les manchettes à la grandeur du pays pendant la crise d’Oka, en 1990. Alors qu’elle avait seulement 14 ans, elle a été poignardée par un soldat. Elle en conserve une cicatrice physique et la détermination de défendre les peuples autochtones – notamment en réclamant justice pour les familles des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.